Pourquoi la région PACA devrait généraliser le broyage à domicile des déchets verts
Depuis le 1er janvier 2024, le brûlage à l’air libre des déchets verts est strictement interdit en France. Cette contrainte est la conséquence de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) du 10 février 2020 et à l’article L.541-21-1 du Code de l’environnement. Cette interdiction vise à limiter les risques d’incendie, de pollution de l’air et de troubles de voisinage, et s’applique à tous, particuliers comme professionnels. Les contrevenants s’exposent ainsi à une amende relativement « salée » pouvant atteindre 750 euros.
Les déchêts verts, une vraie galère
Pourtant, les déchets verts (tontes, tailles, feuilles) représentent un volume important pour les foyers. Et c’est donc tout naturellement que les particuliers se retrouvent dans une situation parfois inextricable. Un particulier doit donc parfois réaliser jusqu’à 20 allers-retours entre son domicile et la déchetterie la plus proche…
La solution du broyage
Plutôt que de les brûler, des solutions existent, comme par exemple le broyage à domicile. Et ce broyage permet aussi de les transformer en paillage ou en compost. Certaines communes, comme celles de la Vallée des Baux-Alpilles, proposent déjà ce service, payant, aux habitants. Pourquoi alors ne pas l’étendre à toute la région PACA ?

En effet, l’achat d’un broyeur professionnel reste inaccessible pour la plupart des ménages. Par exemple, un broyeur électrique de qualité coûte entre 200 et 600 euros, tandis qu’un broyeur thermique professionnel, indispensable pour des grandes quantités de déchêts verts, peut atteindre 1 500 à 3 000 euros, ou encore beaucoup plus.

Qui doit payer ?
Pour financer ce service, les communes pourraient intégrer son coût dans la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) ou proposer un abonnements annuel aux habitants intéressés. Une mutualisation de ce type de service par les collectivités pourrait aussi représenter une solution écologique, économique et conforme à la loi.
Certaines collectivités optent également pour des subventions ou des partenariats avec des entreprises locales pour réduire les coûts. Dans le cas des communes de la vallée des Baux-Alpilles, c’est l’association Delta Sud Initiatives qui propose ce service pour 40 ou 70 euros selon la formule retenue.
La gestion des déchets verts reste cependant à ce jour un sujet encore à améliorer.
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