L’eau de pluie peut créer des catastrophes avec les inondations, mais c’est aussi et surtout une ressource à exploiter.
Pour cela, il ne faut pas la laisser s’infiltrer dans le sol, mais plutôt tenter de la stocker sur son terrain et donc de bénéficier d’une eau gratuite.
Le constat est assez simple :
Dans les zones urbaines de plus en plus imperméabilisées (notamment avec une urbanisation sans limite ou presque…), le schéma actuel consiste à diriger l’eau de pluie qui ruisselle, le plus rapidement possible vers les avaloirs sans être traitées, direction la rivière la plus proche et la mer. Et il est aussi intéressant de constater que les fameuses « bassines » n’existent pas en région PACA, alors qu’elles représenteraient un intérêt certaine puisque l’eau de pluie est en quelque sorte « perdu » en rejoignant la belle bleue.
Quels avantages à récupérer l’eau de pluie ?
Or, infiltrer ou utiliser l’eau de pluie possède clairement de multiples avantages, comme par exemple :
- Une eau d’arrosage gratuite et non chlorée (quoique qu’un peu acide compte tenu de la pollution…) ;
- Un sol vivant et une végétation « nourrie » ;
- Des îlots de fraicheur en plein été, notamment si vous avez une marre par exemple ;
- L’attractivité de la biodiversité (oiseaux, papillons, libellules, …) et donc un environnement agréable.
Que faire si vous êtes un particulier ?
Le département des Bouches-du-Rhône vous donne une douzaine de pistes pour utiliser plus intelligemment l’eau de pluie :
- Sur mon terrain, je favorise les sols perméables à l’eau (ex : gravillons, pavage, et surtout pas de béton ou de bitume) et à l’air pour les maintenir vivants et fonctionnels. Je réduis les surfaces imperméabilisées, j’évite de compacter le sol et je favorise l’infiltration de l’eau de pluie. utiliser des matériaux de couleur claire évite aussi de réchauffer l’atmosphère ;

- Retravailler le relief de son terrain pour récupérer l’eau de pluie ou la guider vers les espaces végétalisés qui ont en le plus besoin. C’est le principe des tranchées drainantes ou des noues, dans les deux cas des espaces creux permettant de récupérer l’eau de pluie (ex : drains invisibles sous une haie) ;

- À l’arrivée de l’eau de la gouttière, je peux aménager une rigole puis une petite dépression pour que l’eau de pluie se stocke préférentiellement à cet endroit, et y planter une végétation qui apprécie les milieux humides. Il est aussi recommandé de supprimer les surfaces jointées et les bordures au bout des terrains ;

- Je peux utiliser un récupérateur d’eau de pluie relié aux gouttières. Dans les Bouches-du-Rhône par exemple, il pleut chaque année environ 500 mm de pluie. Cette pluie qui tombe sur une toiture 100 m² représente 50 m3 d’eau, de quoi remplir en théorie une grande piscine. Mais attention, ces dispositifs doivent être conçus pour éviter les moustiques !

- végétaliser sa toiture : Cette action peut améliorer l’isolation de votre maison et en réduire la température l’été. En revanche, mieux vaut se faire accompagner par un spécialiste ;

- L’eau de pluie peut être valorisée par la réalisation d’une mare qui apporte de nombreux bienfaits au jardin. Avec une fontaine et des poissons vous éviterez les moustiques ;

En vidéo :
En savoir plus : https://departement13.fr/en-actions/environnement/gestion-de-leau/retenir-leau-sur-sa-parcelle



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